Lorsque j’ai appris que les Bérus prévoyaient de traverser l’Atlantique, je me suis dit : Quels veinards ces québécois... Apres mûre réflexion, je me suis finalement décidé à accompagner la troupe (Ce que Paria appellera MA CABANE MASSACRE). Seulement j’ai trouvé dommage de faire un si grand voyage sans prendre le temps de visiter le pays. J’ai donc débauché 2 compagnons aux motivations similaires pour participer à l’aventure... car finalement ce fut une vraie aventure comme je les aime : voyager sans trop savoir où aller ni dormir, faire des rencontres etc. Note : Les vidéos sont aux formats AVI et Quicktime. Pour les lire il suffit de cliquer dessus ou bien de cliquer sur le bouton droit "enregistrer sous". Attention elles sont parfois un peu lourdes (mais restent <10Mo ). |
[PARTIE I
: Arrivée et préparation du concert. ]
Vendredi 02 juillet J-1 Avant le départ, et toujours rien préparé.Bon résumons : Je pars demain au Québec. Je ne sais pas clairement où je vais dormir ni chez qui. Je suis censé rejoindre les BNs à l’aéroport de Montréal le 06. Voilà. Je boucle péniblement ma valise (15 kilos c'est un peu limite pour y caser 4 bouteilles de vins) et je mets le réveil à 4h. C’est le début d’une série de longues nuits reposantes…
Samedi 03 juillet Il est 5h P Les voyages en avion j’ai toujours trouvé ça très chiant. Et celui-là ne déroge pas à la règle. Donc forcement on passe le temps comme on le peut : Nous arrivons à Montréal . Après un passage de douane réussi (10 bouteilles de pinard quand même...), Cédric (cedrix)et Martin (wazo) nous accueillent et nous emmènent chez Martin en banlieue de Montréal. Cédric est un exilé de France qui a vécu au Québec plusieurs années. Véritable fou furieux, il est venu exprès de France pour assister au concert. Martin, fan ultime des Ramones (il a du les voir une douzaine de fois) est également un inconditionnel des bérus (qu’il n’a vu « que » 2 fois en 88).
La banlieue ici n’a rien à voir avec les banlieues françaises : tout est calme, paisible, les écureuils courent dans les jardins. Pas de barre d’immeuble ni de hlm miteux mais des petits lotissements où les différentes communautés se côtoient. Nous sommes entourés de famille black et pakistanaises (bon ça me change pas ça ;o). Il est à noter que la majorité des gens parle anglais ici.
Bref on se plait bien ici, on profite également de la connexion Internet pour donner des nouvelles sur le forum béru.
On se sent bien chez Martin. On prend le temps de vivre et de s'amuser : Ils nous ont appris les us et coutumes locales tout en arpentant les rues de Montréal. On fera un tour aux Foufounes électriques et au Café chaos (marrant ce café : un skin est à l'entrée pour faire le videur et à peine arrivés on entend « beat the bastards » de Exploited ! ambiance ).
A part ça, la ville est plutôt jolie : elle est dominée par le Mont Royal, une colline surplombant la ville, véritable havre de paix.
On peut y voir courir des écureuils un peu partout, la végétation est d’un vert superbe, les rues sont larges et grandes et les japonais nombreux : on se croirait parfois dans un film.
Cependant il n’en faut pas beaucoup pour se rendre compte que les berus sont très attendus. La plupart des affiches Bxn ont été arrachées et le nombre de t-shirt béru au m² est hallucinant.
Un détail intéressant est qu’il semble que la jeunesse n’ait pour culture principale que le PUNK. On peut en croiser un nombre incroyable. Les squeegees, ces petits keupons qui nettoient les pare brises des voitures, sont très nombreux, jeunes et parfois font peine à voir.
Mardi 6 juillet : Rendez-vous avec la troupe Béru Après ces quelques jours de squat chez Martin et son Mac G4 je suis censé avoir rancart avec le reste de la troupe bxn : Titi et son JB, Bol et son Jojo, Gilles et son Nico (Renardeau), Nounours , Fred Alpi et notre Paria national. Je dis bien ‘censé’ car avant de partir au Québec je n’avais pour point de ralliement qu’un rendez vous à l'aéroport de Montréal (Mirabel) le mardi 6 vers 13h. Seulement je n'ai jamais eu de confirmation et je me demandais un peu où j’allais dormir le soir même.
L'avion finit par arriver et la troupe débarque accompagnée par les gens de Tryo, Tarmac, Wampas qui se rendaient également au festival.
Paria : « Titi qui arrive à l'aéroport de Roissy avec un super tshirt déchiré et une jolie rangée d'une vingtaine d'épingles à nourrices assez grosses ... Vous savez qu'il y a un détecteur de métal avant d'embarquer et que les coupes ongles sont interdits à bord des avions ? »
Je me sépare de mes potes (Christophe et Tony) qui s’en vont à l’aventure avec un vague rendez vous à Québec le 11 (bravo les mecs pour la précision du rendez-vous!). Après 2h30 de route (que du bonheur après 7h d'avion), nous arrivons dans un bled au milieu des montagnes, des cascades et des forets. Ça fait plaisir de retrouver Loran, Fanfan, Masto et Lola, Farid et Coco (le surnom hein ! pas le produit exotique de Colombie), Beber et son fiston, Stéphane (videomix), Renaud etc. Je fais la connaissance de Erwan, l'organisateur de ce joyeux merdier (il est l'auteur de la bio du groupe « Conte Cruel De La Jeunesse », en cours de ré édition, ndb).
Après une superbe nuit de sommeil (décalage horaire rules) la troupe se prépare.
Il y aura en tout 4 filages (enchaînement des morceaux comme en concert) avant le concert. C’est le temps nécessaire au reste de la troupe pour mettre en place le jeu de scène essentiel à tout "show" béru (comme on dit ici). Les costumes ont été amenés pas malles et les rôles se définissent.
Dès le premier filage je suis impressionné par le son du groupe. Loran est toujours à 100% sur chaque riff de guitare : ça fait plaisir à entendre. Junior Cony, toujours cool et souriant, a bien peaufiné les rythmes, ce qui est du plus bel effet : ça pète grave. Masto, toujours impeccable vient poser son saxo tranquillement sur la musique.
François, lui, trouve toujours une connerie à faire ou à dire : j’en ai parfois du mal à tenir la camera sans trembler de rire.
Bref ça promet d’être un bon concert en tout cas, rien que sur le plan musical. Surtout que certains morceaux s’étoffent et d'autres apparaissent pour enrichir le set tels que Bûcherons - morceau ressorti de dessous les fagots (ohoh!)- dans une version allégée mais surpuissante en hommage aux « bûcherons québécois » mais également à la forêt canadienne.
Mistiti elle, place son chant de mieux en mieux et développe son jeu de scène (magnifique incarnation de la danseuse de l'orient).
JB de son coté, tel un roadie d'AC/DC prépare les grattes de Loran, dont la superbe Gibson SG bleue ciel (« elle est pas mal mais elle manque un peu d’attaque » dixit Loran ! !).
Les trajets vers le local de répet’ sont ponctués par les arrêts (fréquents) aux dépanneurs (épicerie, source de bières) rondement menés par la « Dépanneurs Team » composée de Bol, Jojo, JB et moi-même.
Chaque soir la troupe rentre fatiguée. Heureusement coco est toujours là pour préparer des bons petits plats délicieux pour les végétariens et non végétariens : Idéal pour remonter le moral (bon et les bières fraîches aussi). Je retiendrai de ces repas le côté convivial de franches discussions ou de sacrées rigolades. Je me souviens encore avoir mangé assis à côté de François parlant à sa femme en vietnamien à l'autre bout du monde ou des discussions avec Paria et Loran (un peu blazé) à propos de tromatim : «pfuuuu… ouais mais personne connaît tromatism de toutes façon... » -;o) Les temps mort sont vite comblés : au chalet 17 on a trouvé une occupation : pliage d’avions en papier. Ces avions avec inscrit « liberté » seront lancés sur le morceau du même nom .
De mon côté, je ne trouve rien de mieux que de me faire dévorer par les maringouins (sorte de moustiques énormes : voir le sketch de Timsit). Donc je profite de l’aller-retour à Québec pour passer à la pharmacie. Cette virée nous permet de voir la scène et la taille du site. François se pose pour regarder les chœurs de l’armée rouge et nous nous partons regarder nos mails au QG du festival.
Car de notre côté,il faut bien l'avouer, c’est un peu la défaite, vu qu’au chalet il n'y a pas de connexion Internet. Notre projet de journal de bord ‘jour après jour’ tombe un peu à l’eau. En tout cas le fait de parcourir un peu le forum du site, permet de prendre un peu la température et d'avoir une idée du nombre de personnes en route pour Québec. Dans le QG du festival, je discute rapidement avec Magyd de Zebda qui vient se produire en solo.
Nous sommes vendredi et c’est le dernier jour avant le départ pour Québec city. Dernier filage également. Les échassiers sont prêts, les costumes terminés, les avions pliés (YEAH ! !), le set calé. J’entends lulu au loin qui rigole a une vanne de François.
Personnellement, je trouve que ce filage a de la gueule. Bûcheron est impressionnante ; entre le son lourd de la gratte, le martèlement de la boite à rythmes et le chant impeccable de François on a l'impression que béru réinvente béru.
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